Le Bloc défend les citoyens de Terrebonne
Terrebonne, le 1er avril 2026 – Le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, aux côtés de la candidate du parti dans Terrebonne, Nathalie Sinclair-Desgagné, a détaillé la position du Bloc Québécois quant au projet TGV Alto dont le tracé doit traverser le territoire de Terrebonne. Anticipant que le gouvernement fédéral recoure aux superpouvoirs que lui confère la loi C-15 pour procéder à des expropriations sans consultations adéquates, le chef et la candidate ont signifié qu’ils exigeront le respect des droits des citoyens visés par les expropriations ainsi qu’un réel processus de consultation. Ottawa doit aussi faire preuve de transparence en procédant à une évaluation indépendante des coûts du projet, qu’Alto admet présentement ignorer.
« Les expropriations de Mirabel ont eu lieu il y a plus de 50 ans et ce traumatisme est une plaie à vif dans la mémoire collective des Québécois, des gens des Basses-Laurentides et en particulier, de Mirabel. C’est à la suite de cette tragédie que la Loi sur les expropriations a été adoptée afin d’interdire de telles injustices, et précisément pour protéger les citoyens en cas d’expropriation. Or, le gouvernement libéral ignore son passé lourd et récidive avec la nouvelle loi C-15 qui lui confère des superpouvoirs, dont la suspension des lois qui encadrent de tels projets, et spécifiquement des dispositions de la Loi sur l’expropriation. Avec C-15, Ottawa se donne le droit de procéder à des expropriations sommaires et sans le plein gré des propriétaires visés par le tracé. C’est injustifiable. Environ la moitié de Terrebonne est sujette à expropriations, et tous les propriétaires qui y figurent sont pris en otage par le gouvernement Carney et Alto dans l’attente d’un tracé final. Une réserve de 10 km pour une emprise de 60 mètres! », a signalé Yves-François Blanchet.
« Les gens de Terrebonne, et tous ceux qui vivent sur le tracé projeté méritent le respect. Le gouvernement libéral doit faire preuve de transparence et prendre les moyens de s’assurer que les Terrebonniennes et Terrebonniens soient bien informés sur les coûts et conséquences que ce projet implique pour eux. L’histoire nous a enseigné qu’en matière d’expropriation, les conséquences peuvent être très graves quand on veut procéder dans la précipitation », a rappelé Nathalie Sinclair-Desgagné.
Au cours de la campagne, la candidate bloquiste a échangé avec les citoyens qui lui ont fait part de leurs inquiétudes, qui veulent être davantage informés et être partie prenante du processus. Une rencontre citoyenne d’information et d’échanges ayant attiré une cinquantaine de personnes a d’ailleurs été organisée au local électoral de Nathalie Sinclair-Desgagné, le 31 mars.
« Le Bloc Québécois n’est pas contre le projet de TGV. Il le demandait même alors que les libéraux de Justin Trudeau avaient bidouillé un soi-disant « TGF ». Ce projet doit toutefois se réaliser dans le respect de la démocratie, de l’État de droit et des gens de Terrebonne, et ceux de tout le tracé, avec de vraies consultations publiques, de vraies ententes de gré à gré avec les propriétaires des terrains visés par le tracé et une évaluation indépendante des impacts environnementaux et des coûts globaux du projet. Le Bloc Québécois a imposé des conditions à son appui au TGV, et il ne le maintiendra que si elles sont respectées », a conclu Yves-François Blanchet.